Le présent
L’arrêt de la Cour internationale de justice
La Cour l’a confirmé :
- Le San Juan relève de la souveraineté du Nicaragua, conformément au traité Cañas-Jerez (1858).
- Le Costa Rica maintient un droit perpétuel de libre navigation à des fins commerciales.
- Il ne peut pas s’engager dans une navigation de police armée, sauf dans des cas spécifiques.
- Le Nicaragua ne peut pas entraver artificiellement ou rendre plus coûteux l’exercice du droit costaricien.
Cependant, ce qui est le plus pertinent pour la trilogie est ce que l’arrêt ne mentionne pas:
aucun argument juridique costaricien n’a utilisé les preuves historiques de la campagne de transit, malgré le fait que pendant cette campagne (1856-1857) le Costa Rica a exercé un contrôle militaire total sur le fleuve, capturé des bateaux à vapeur ennemis, établi des postes et des routes, et exécuté des opérations de souveraineté efficaces.
Le silence historique – commencé au XIXe siècle et institutionnalisé dans la deuxième République – a laissé de côté dans le contentieux international un chapitre qui aurait renforcé la position du Costa Rica pendant plus d’un siècle.
Ce cas illustre clairement la thèse centrale de Silenced Waters:
. Lorsqu’un pays renonce à sa propre histoire, il perd les outils juridiques nécessaires pour défendre son avenir.
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