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Las Aguas Amargas del San Juan

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Sentence arbitrale de Cleveland (1888)

Sentence arbitrale du président Grover Cleveland (1888)

Une décision internationale qui a consolidé les frontières… et approfondi un silence historique

La sentence arbitrale Cleveland, rendue le 22 mars 1888 par le président américain Grover Cleveland, est l’un des documents diplomatiques les plus décisifs pour comprendre l’histoire juridique et territoriale entre le Costa Rica et le Nicaragua. À la demande des deux nations, Cleveland a joué le rôle d’arbitre pour interpréter le traité Cañas-Jerez de 1858, notamment en ce qui concerne la navigation sur le fleuve San Juan, la souveraineté de ses eaux et les droits associés à son utilisation.

L’avis confirme la pleine validité du traité Cañas-Jerez et clarifie plusieurs points essentiels :

  • La souveraineté sur le fleuve San Juan appartient au Nicaragua,
    , mais le Costa Rica conserve les droits de navigation à des fins commerciales, tant qu’ils ne transportent pas de troupes ou de matériel de guerre.
  • Le Costa Rica a le droit d’intervenir lorsque le Nicaragua a l’intention de construire des canaux, des ouvrages ou des ouvrages de dérivation qui affectent la navigabilité ou les intérêts costariciens dans le fleuve.
  • Le Nicaragua, quant à lui, ne peut pas modifier unilatéralement le régime naturel du San Juan au détriment des droits du Costa Rica.

Cette sentence est devenue le pilier interprétatif du régime du fleuve San Juan pendant plus d’un siècle et continue d’être citée dans les décisions contemporaines – y compris les procédures de La Haye du 21e siècle – comme une référence contraignante pour les deux États.


Cleveland et le silence sur la campagne en faveur des transports publics

Ce qui est encore plus révélateur, surtout à la lumière de la trilogie, c’est ce que la sentence ne mentionne PAS.
Bien qu’elle ait été rendue seulement 31 ans après la campagne de transit (1856-1857), la sentence est construite sur un cadre narratif où :

  • la reprise des navires à vapeur par le Costa Rica,
  • la domination militaire temporaire du corridor interocéanique,
  • la présence stratégique de Máximo Blanco dans la région de San Juan,
  • et l’importance géopolitique du blocus fluvial,

sont totalement absents.

Cette lacune ne peut s’expliquer par l’ignorance, car les États-Unis ont suivi de près la guerre de 1856-1857 et la route de transit était vitale pour leurs intérêts. Elle reflète plutôt un silence politique hérité du passé, initié par les élites costariciennes à la fin du XIXe siècle et consolidé par le récit officiel de la Seconde République.

Les livres – LasAguas Amargas del San Juan, Aguas Silenciadas et La Frontera del Agua –reconstituent précisément cette zone morte du discours juridique et diplomatique, démontrant que l’absence de la campagne de transit dans l’argumentation territoriale ultérieure est devenue un handicap historique pour le Costa Rica.

En excluant la dimension militaire et stratégique de 1856 du récit juridique ultérieur, le Costa Rica a fait face à tous les litiges – y compris celui de Cleveland – sans utiliser l’un des arguments les plus puissants de sa propre histoire.


Un document clé pour comprendre la trilogie

Dans le cadre du projet :

  • The Bitter Waters of St. John reconstitue le fait historique qui n’a pas été invoqué à Cleveland.
  • Silenced Waters explique comment et pourquoi ce décalage narratif entre les campagnes militaires et la diplomatie du XIXe siècle s’est produit.
  • The Water Frontier analyse les conséquences de cette omission sur les litiges ultérieurs :
    de Cleveland à La Haye, en passant par le litige de l’île de Calero, l’interprétation de la navigation et les projets de canaux interocéaniques .

Le Prix Cleveland est, dans la trilogie, le pont entre le triomphe silencieux et la diplomatie aveugle, entre l’histoire militaire ignorée et le siècle d’arbitrage qui a déterminé le sort du San Juan.


📄 Descargar Sentence arbitrale Cleveland (1888)

Télécharger le document du journal La Republique

[Cliquez ici pour accéder au document].

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Las Aguas Amargas del San Juan

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Captura de los vapores, a los tratados fronterizos

“De la guerra en el río a los litigios que definieron la frontera.”

Sobre el Libro 3 y las oportunidades recuperables

“El futuro del San Juan: soberanía, canales y decisiones geopolíticas pendientes.”

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